Entreprises: Quel effort à fournir pour lutter contre le réchauffement climatique?

Entreprises: Quel effort à fournir pour lutter contre le réchauffement climatique?

Le 6 octobre dernier, le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) a rendu son rapport alarmant sur « les conséquences d’un réchauffement climatique de 1,5°C au-dessus des niveaux préindustriels et les trajectoires d’émissions de gaz à effet de serre associées ». Commandé en 2016 par les signataires de l’Accord de Paris, ce document est le fruit d’un travail de 2 ans, réalisé par 91 experts originaires de 40 pays pour une réflexion sur les entreprises et le réchauffement climatique. 

Les conclusions de ce rapport, qui s’appuie sur près de 6 000 publications scientifiques, sont sans appel. Les activités humaines ont déjà causé une augmentation de la température de la planète de 1,0°C depuis l’ère préindustrielle. Au rythme actuel, le premier seuil fatidique de 1,5°C d’augmentation de la température sera atteint entre 2030 et 2052.

Pourquoi le GIEC souhaite-t-il limiter le réchauffement climatique à 1,5ºC

En 2015, les signataires de l’Accord de Paris s’engageaient à limiter le réchauffement climatique « bien en deçà de 2°C » et de « s’efforcer de le limiter à 1,5°C ».

Avec ce rapport, le GIEC nous donne un aperçu concret de tout ce qui pourrait être sauvé en limitant le réchauffement climatique à +1,5°C. Mais également, tout ce que l’on pourrait perdre en maintenant le cap du +2°C.

En effet, à l’échelle du climat, demi-degré de différence change la donne. Il permettrait par exemple de :

  • Conserver 10 à 30 % des récifs coraliens actuels
  • Réduire de 10 cm la montée du niveau de la mer
  • Réduire de 50 % le nombre de personnes exposées à des pénuries d’eau

Ce demi-degré réduirait aussi de façon significative la disparition d’espèces, le développement de maladies, les sécheresses, les îlots de chaleur, la pollution à l’ozone et les migrations climatiques.

La cible des 1,5°C est d’autant plus ambitieuse que nous ne sommes même pas aujourd’hui sur la trajectoire des 2°C. Le rapport du GIEC appelle donc à modifier en profondeur notre mode de vie et à entreprendre immédiatement des transitions « sans précédent » dans notre système de production d’énergie, notre appareil industriel, nos infrastructures et notre aménagement territorial.

L’inertie des gouvernements à la suite de la Conférence de Paris laisse peu de doute sur leur incapacité à mettre en place rapidement ce changement de paradigme. Les citoyens et les acteurs de l’économie doivent donc se responsabiliser pour redresser le cap. La courte analyse qui va suivre s’adresse à ces derniers : A l’échelle d’une entreprise, combien faut-il investir pour s’inscrire dans la trajectoire d’un réchauffement à 1,5°C ? Quelles mesures concrètes peut-elle mettre en place pour participer au sauvetage du navire ?

L’effort climatique français en chiffres

Commençons tout d’abord par le volet financier. Que représente l’effort économique pour rejoindre la trajectoire de 1,5°C ?

2 400 milliards de dollars par an, nous dit le GIEC, soit 2,5% du PIB mondial. Ce chiffre est toutefois à prendre avec précaution, car le groupement d’experts considère que c’est le montant à investir dans l’énergie (secteur le plus polluant) pour rejoindre la trajectoire 1,5°C. Ce montant n’est donc pas transposable à tous les autres secteurs émetteurs de gaz à effet de serre (et agir sur eux augmenterait probablement la note). Cependant il s’agit mais d’un ordre de grandeur satisfaisant de l’investissement nécessaire dans la lutte pour le climat. De plus, cette estimation est cohérente avec celle de la Global Commission on the Economy and Climate de 2018 et celle de l’ONU réalisée 2016.

A l’échelle de la France, un effort de 2,5% du montant du PIB 2017 représente un investissement annuel de 57 milliards d’euros. En indexant ce montant sur le taux de croissance à long terme du PIB de la Banque de France (+1,6% par an), on obtient un investissement annuel moyen de 64 milliards d’euros sur la période 2018-30 pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C.

Dans cet article, nous imaginons que seules les entreprises porteront le poids de l’« investissement climatique ». Nous excluons donc les ménages et les administrations publiques. Avec une estimation du chiffre d’affaires (CA) annuel moyen des entreprises françaises à 4 548 milliards d’euros sur la période 2018-30, on en déduit un effort moyen par entreprise de 1,4 centime d’euro par euro de CA généré. Cela signifie que toute entreprise voulant « faire sa part » de l’effort climatique devrait investir 1,4 centime d’euro dans des projets de transition énergétique pour tout euro généré par ses ventes. Pour une belle PME réalisant un CA de 50 millions d’euros, cela représentera donc un investissement annuel de 705 000 euros. Pour une ETI générant 200 millions d’euros de CA, la charge d’investissement climatique annuelle sera de 2,8 millions d’euros.

Comment investir concrètement pour lutter contre le réchauffement climatique ?

A ce stade nous avons donc le montant à investir et la volonté de prendre le taureau par les cornes. Encore faut-il savoir où et comment le faire. Voici quelques pistes concrètes d’investissement contre le changement climatique.

Si l’on suit les préconisations du GIEC, il faudrait investir cet argent dans un actif de transition énergétique. A l’échelle de notre PME ou de notre ETI, il semble peu avisé de se lancer dans la construction un barrage hydroélectrique ou un champ éolien offshore, mais il existe des installations énergétiques de petite taille qui peuvent tout à fait convenir à une enveloppe d’investissement de 700 000 €.

Prenons par exemple un méthaniseur, cet équipement permet de valoriser des déchets organiques en produisant de l’énergie utilisable ou revendable par l’entreprise. Le prix d’installation d’une petite unité de méthanisation commence autour de 200 000€, mais un méthaniseur de capacité industrielle (à partir de 150kWél de puissance installée) correspond environ à une enveloppe de 700 000 €. Cela représente donc un investissement idéal pour notre PME.

Notre ETI pourra installer une unité de grande taille de 1MWél pour un coût de 3 millions d’euros, ou alors une unité plus petite avec un système de co-génération solaire fournissant l’énergie nécessaire pour rendre le méthaniseur autarcique.

Autre possibilité d’investissement énergétique sur le site de l’entreprise : la solarisation des surfaces extérieures exposées (toits, abris des parkings, etc.). L’avantage de cette solution est que son coût ne nécessite pas d’investissement initial élevé et est fortement corrélé à l’ampleur de l’installation. Notre PME avec un budget de 700 000 € pourra ainsi installer une capacité de 580kWc de panneaux solaires sur son site, c’est-à-dire une surface comprise entre 1 800 et 2 900m² de panneaux selon la technologie choisie. L’ETI pourra viser une installation plus conséquente de 2,3MWc correspondant à une surface solarisée de 7 200 à 11 600m².

Investir dans des actifs énergétiques peut toutefois s’avérer compliqué quand l’entreprise ne produit pas de déchets organiques, est située en zone urbaine ou dans une zone peu ventée ou ensoleillée, ou encore sur un site de taille réduite ou qu’elle n’en est pas propriétaire. L’entreprise peut toujours effectuer des investissements bénéfiques pour l’environnement, mais il faut alors sortir des préconisations du GIEC et investir dans des actifs qui ne sont pas purement énergétiques mais participent à la réduction des émissions. Cela peut consister à investir dans des systèmes d’économies d’énergie afin de réduire sa consommation ou encore développer de nouveaux modèles intégrant l’économie circulaire. Une entreprise peut ainsi valoriser ses déchets afin de limiter l’incinération ou bien créer un système d’éco-conception afin de rendre son processus de production plus sobre en consommations et en émissions.

Au-delà de l’investissement matériel, quelles solutions pour l’entreprise ?

Pour une entreprise ne souhaitant pas investir directement dans des actifs physiques, les marchés financiers peuvent proposer une alternative via des placements dits « verts ». En France, l’investissement dans ces produits financiers est d’autant plus aisé que l’Etat a mis en place courant 2018 une labellisation des actifs verts afin de garantir la destination des flux investis.

Il y a tout d’abord les « obligations vertes » ou « green bonds » qui permettent de financer des projets dédiés ayant un impact positif sur l’environnement ou œuvrant pour la transition énergétique (développement des énergies renouvelables, amélioration de l’efficacité énergétique, développement d’infrastructures de transports faiblement émetteurs de gaz à effet de serre, etc.). Ces titres peuvent être émis par des entreprises mais aussi par des Etats.

Il existe également des possibilités d’investissement sur les marchés actions, soit en souscrivant à une émission de capital d’une entreprise œuvrant contre le changement climatique, soit en investissant dans un fond d’actions « vertes ». Cela permet d’orienter du capital pour financer les opérations d’une entreprise spécialisée dans la transition énergétique.

Il convient en revanche de rester à l’écart des « trackers verts », ces derniers se contentant de répliquer la performance d’un panier d’actifs verts, sans que les fonds alloués soient réellement investis dans des projets de lutte contre le changement climatique.

L’entreprise peut aussi compenser ses émissions de gaz à effets de serre en investissant dans des actifs qui ne lui appartiennent pas via un système de compensation carbone. Cela consiste pour l’organisation à compenser ses émissions de CO2 en achetant des crédits finançant une opération de réduction d’émissions équivalente hors de son territoire. De nombreuses plateformes permettent aux entreprises de réaliser ce genre d’investissements en finançant des projets de reforestation ou de développement durable dans des pays en développement.

Au-delà de l’investissement pur, les entreprises peuvent aussi intégrer des mesures de réduction des émissions, par exemple en intégrant directement le risque climatique dans leur modèle économique. Une autre façon peut être de fixer un prix du carbone en interne afin de pénaliser la rentabilité des projets entraînant des émissions de gaz à effet de serre.

Et quid de la rentabilité de ces investissments ?

Avec ces différentes pistes, chaque entreprise peut devenir acteur de la transition écologique et participer à l’investissement urgent nécessaire pour limiter la destruction de notre écosystème. De plus, cet effort n’en est pas nécessairement un. Une politique d’investissement environnemental bien structurée et évaluée génère des bénéfices pour une entreprise et son environnement économique et social. Au-delà de la rentabilité même de l’investissement en tant que tel, celui-ci peut avoir des impacts économiques positifs sur d’autres éléments de l’entreprise, par exemple la productivité de ses salariés, son climat social, son image de marque ou encore son exposition au risque réglementaire climatique.

En se plaçant à un niveau plus macroéconomique, deux études du magazine Nature en 2018 et de la Banque d’Angleterre en 2009 évaluent le coût au niveau mondial de l’inaction face au changement climatique. La première estime un « coût social du CO2 » à 16 000 milliards de dollars en 2017, soit 19,8% du PIB mondial. La seconde annonçait un coût de l’inaction climatique à 20% du PIB mondial en prenant en compte les effets directs et induits. Telle était la situation en 2009, le tableau s’est noirci depuis. En résumé, investir 2,5% du PIB mondial nous permettrait d’éviter des coûts équivalents à 20% de ce même PIB. Du point de vue d’une analyse d’évitement de coûts à l’échelle mondiale, la stratégie d’investissement pour enrayer le changement climatique apparaît donc comme extrêmement rentable.

Prêt à investir 1,4% de votre CA dans la lutte contre le réchauffement climatique 

Les conclusions du GIEC doivent donc nous alarmer et nous faire prendre conscience de l’urgence et de l’effort à fournir pour limiter le réchauffement climatique à +1,5°C. Il est du devoir des acteurs économiques d’assumer leur part de ce projet en investissant à hauteur de leur activité. En adoptant un prisme d’analyse sous l’angle de la rentabilité, ces projets ne sont pas destructeurs de valeur. D’un point de vue macroéconomique, le bénéfice est évident en comparaison du coût titanesque de l’inaction.

Pour une entreprise française,1,4 % de CA représente en moyenne un tiers de son résultat d’exploitation. Ce chiffre n’est pas disproportionné en gardant à l’esprit que l’effort climatique n’est pas une donation philanthrope mais bien un investissement qui peut créer de la valeur pour l’entreprise. Le poids de cet investissement est à peine plus élevé que celui des dépenses de communication des entreprises françaises (2,1% en 2015) dans l’économie.

A l’échelle d’un Etat entier, un tel effort est loin d’être inconcevable. Pour envoyer 12 hommes sur la Lune à la fin des années 1960 et au début des années 1970, les Etats-Unis ont investi pendant 10 ans l’équivalent 2,5% de leur PIB annuel dans le programme Apollo. Cela correspond, à 2 ans près, à l’effort demandé à chaque pays de la planète pour rester dans le scénario du moindre mal.

Rejoignez l’Institut de la Compatibilité de l’Immatériel

Rejoignez l’Institut de la Compatibilité de l’Immatériel

L’Institut de Comptabilité de l’Immatériel (ICI)

L’Institut de Comptabilité de l’Immatériel (ICI) est né il y a quelques mois, à l’initiative d’Alan Fustec, fondateur de Goodwill-management.

Cette association regroupe une centaine d’adhérents composés d’experts comptables, d’analyses financiers, de managers, de chercheurs, etc, passionnés par la mesure et la valeur immatérielle.

La vocation de l’ICI est de promouvoir et d’assurer auprès de tout public la reconnaissance des actifs immatériels des entités, des entreprises et des personnes sur les plans économiques, juridiques et comptables dans leurs aspects financiers et de management.

Pourquoi devenir membre de l’ICI

Vous aussi prenez part à ce projet ambitieux et porteur en devenant gratuitement membre d’ICI, vous pourrez ainsi :

  • Bénéficier de l’accès au référentiel national de mesure du Capital Immatériel dans sa dernière version : Thésaurus Bercy 2018 et y être formés. Ce référentiel est la méthode la plus utilisée en France avec près de 2000 utilisateurs à ce jour.
  • Apprendre et partager des retours d’expériences enrichissants avec des utilisateurs de Thésaurus Bercy et d’experts sur le sujet à travers des ateliers de travail, des formations et une convention annuelle
  • Mettre en application tout ce savoir pour progresser dans la mesure de votre capital immatériel
  • Et surtout participer vous aussi à la promotion de l’immatériel en France en rejoignant le mouvement

Vous êtes intéressé(e), il vous suffit de cliquer ci-dessous et de prendre 2 minutes pour remplir le formulaire d’inscription.

Ethique et responsabilité pour un Cloud durable – Cloud Days 2018

Ethique et responsabilité pour un Cloud durable – Cloud Days 2018

Alan Fustec, fondateur de Goodwill-management et président du Label LUCIE a participé en tant qu’expert RSE à une table ronde sur le thème « Éthique et Responsabilité, pour un Cloud durable ».

Ethique et responsabilité, pour un cloud durable

Aujourd’hui, l’impact du numérique devient une préoccupation croissante au sein des entreprises. Si la confiance et la sécurité reste l’enjeu numéro 1 pour les organisations, le numérique n’est pas sans impact sur l’environnement et sur la société : destruction d’emplois, pollution, consommation énergétique, etc.

Paradoxalement le numérique peut être à la fois le problème et la solution aux enjeux de demain. Avec cette vidéo, découvrez comment les acteurs du marché technologique, notamment Outscale ou encore Cisco, transforment les contraintes sociétales et environnementales en atouts économiques et en opportunités d’améliorer leur performance.

Cloud days 2018

Après plusieurs années d’engagement lié à la RSE, Outscale obtient la labellisation LUCIE en 2018. Outscale devient ainsi le premier fournisseur de services Cloud de type IaaS à obtenir une reconnaissance de son engagement RSE. C’est pourquoi, ce fournisseur de Cloud responsable et engagé a choisi d’orienter son événement annuel, les Cloud days sur le thème de l’innovation, de la confiance et de la transformation du Cloud.

Animateur

Gwenaël Roudaut, Adjoint à la cheffe de département projets et veille stratégique, délégation au développement durable, Commissariat Général au Développement Durable, Ministère de la Transition écologique et solidaire

Intervenants

  • Priscille Ghesquiere, Cheffe du bureau de la production et de la consommation responsables, ‎Commissariat Général au Développement Durable, Ministère de la Transition écologique et solidaire
  • Alan Fustec, Président du Label LUCIE
  • Bruno Bernard, Policy manager – Public Policy – Government Affairs – France, Cisco France
  • Laurence Albinet, Process & Continious Improvement Lead, OUTSCALE
La No Impact Week de Goodwill-management

La No Impact Week de Goodwill-management

A l’occasion de l’édition 2018 de la semaine du développement durable, les Goodwilliennes et Goodwilliens ont participé à la No Impact Week : une semaine de défis et d’animations autour de la RSE et du développement durable.

La No Impact Week, qu’est-ce que c’est ?

C’est après avoir découvert l’écrivain et blogueur américain Colin Beavan (surnommé No Impact Man) que Thomas Parouty, fondateur de l’agence Mieux, a l’idée de lancer la No Impact Week pour sensibiliser ses collaborateurs au développement durable et réduire l’empreinte carbone de son entreprise.

L’initiative séduit alors d’autres entreprises. En 2017, l’agence Mieux partage l’événement à toutes les entreprises. Baptisée « No Impact Week », cette semaine d’actions et de sensibilisation au développement durable est un moment de partage et de convivialité pour responsabiliser les entreprises. L’idée est simple : sensibiliser les collaborateurs de manière ludique et positive afin de transmettre les pratiques responsables à adopter au bureau.

La No Impact Week de Goodwill-management

Lundi : consommation responsable
La semaine a débuté avec le thème de la consommation responsable.

Une collecte de vêtements pour Emmaüs a été organisée sur toute la semaine avec près de 112 kg de vêtements collectés. Eh oui, grâce au quizz sur la consommation responsable, nous avons appris que 70 % de notre garde-robe était délaissée. Autant faire des heureux non ?

La journée s’est clôturée par un quizz sur la consommation responsable et une dégustation d’insectes signés Jimini’s.

Le mission de Jimini’s : nous faire manger des insectes et aimer ça !

Pourquoi manger des insectes ?

Les élevages nécessitent peu de ressources et d’espace
La croissance est rapide
Leurs qualités nutritionnelles sont excellentes
Ainsi les insectes ont le pouvoir de réduire l’impact environnemental de notre alimentation, tout en étant bon pour le corps. Les insectes seraient-ils un produit d’avenir ?

Comme on a adoré déguster les produits et échanger avec Jimini’s, découvez leur campagne de crowdfunding pour la sauvegarde des abeilles ! Vous aussi faîtes du Bruizzz, c’est par ici!

Encore un grand merci à Jimini’s pour cette découverte !

Comment investir concrètement pour lutter contre le réchauffement climatique ?

Mardi : Entreprise, bâtiment, énergie

Le deuxième jour de la No Impact Week a été consacré à la réduction de l’empreinte écologique dans nos locaux. L’occasion pour Emilie Restout, Sarah Ait Said et Sarah Gay de réaliser une petite formation sur la pause déjeuner sur les éco-gestes au bureau.

Les Goodwilliennes et les Goodwilliens sont désormais incollables sur le tri, sur l’économie d’énergie et de ressources au bureau et aussi sur la réduction de leur empreinte numérique !

Mercredi : la Tech au service du green

Le mercredi Tiphaine Sargentini, Raphaëlle Barboux et Violette Pradere nous ont réservé un réveil en douceur avec un petit-déjeuner pour nous présenter des applications utiles pour mieux consommer au quotidien. Nous sommes désormais incollables sur les solutions technologiques nous permettant de scanner, analyser et choisir les meilleurs produits !

Grâce à elles, les goodwilliens ont désormais adopté le reflexe Yukafood et INCI Beauty, pour connaitre la composition des produits alimentaires et des cosmétiques et choisir les meilleurs du marché !

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Jeudi : Finance responsable

Chez Goodwill-management, la finance responsable est un vrai sujet puisque nos experts développent des solutions pour appréhender la création de valeur de manière plus globale.
Un sujet qui passionne particulièrement Marc Michen et Wadie El Awad qui nous ont présenté durant une heure les enjeux et solutions de la finance responsable. Vaste sujet !

A l’occasion, Marc et Wadie ont proposé à l’équipe de participer au financement de l’un de projets de la plateforme Babyloan. Cette initiative est bien entendu soutenue par Goodwill-management qui s’est engagé à doubler la mise récoltée.

En une semaine près de 340€ ont été récoltés. Au total, 680€ seront prêtés via le site Babyloan à Ramon Wilmer, garagiste au Honduras, sur une période de 15 mois. Le prêt lui servira à acheter et à renouveler ses outils pour principalement réparer des pneus.

Vendredi : Qualité de vie au travail

Quoi de mieux pour clôturer en beauté la semaine que d’aborder la qualité de vie au travail. Nos Goodwilliens et Goodwilliennes le démontrent chaque jour à leurs clients : le bien-être des collaborateurs améliore leur productivité et par conséquent la performance de l’entreprise.

Comme le prouve l’étude Goodwill-management sur l’impact du sport en entreprise : un collaborateur sédentaire qui se met à la pratique d’une activité physique améliore sa productivité de 6 % à 9 % !

Pour cette première, nos Goodwilliennes et Goodwilliens ont opté pour un sport doux avec une séance d’initiation au yoga sur chaise avec Lara, professeur chez movelinks, qui propose des programmes sport & bien-être en entreprise.

Une fois détendus et relaxés, nous avons souhaité que nos collaborateurs partent en weekend avec le sourire. Ils ont alors pu écrire et recevoir des compliments de leurs collègues en accrochant des petits mots sur l’arbre à compliments ! Car oui, les compliments c’est bon pour le moral !

 

Bien que nos Goodwilliens et Goodwilliennes soient déjà très sensibles aux thématiques du développement durable, la No Impact Week nous a permis de découvrir des applications utiles, d’apprendre des éco-gestes bons pour la planète et notre santé et surtout de passer de très bons moments tous ensemble autour de sujets qui nous passionnent.

Merci la No Impact Week et à l’année prochaine

Les PME Parisiennes s’engagent pour le développement durable

Les PME Parisiennes s’engagent pour le développement durable

À Paris et dans toute la France, de nombreuses organisations jouent un rôle clé dans la mise en œuvre du développement durable, directement en l’intégrant au coeur de leur stratégie ou encore en intégrant les enjeux sociaux et environnementaux de leur activité.

À l’occasion de la semaine européenne du développement durable et dans un contexte politique où l’entreprise est au cœur du débat public avec la loi PACTE et la mission « Entreprise et intérêt général » confiée à Nicole Notat et Jean-Dominique Sénard, Goodwill-management, En Marche Paris Centre et le Label LUCIE ont souhaité donner la parole à des PME du territoire qui s’engagent concrètement.

Animée par Alan Fustec, fondateur de Goodwill-management, la table ronde a réuni 4 PME reconnues pour leurs engagements RSE :

En présence de Brune Poirson, de Benjamin Griveaux et de Stanislas Guerini, ces 4 chefs d’entreprise ont partagé des exemples concrets d’actions RSE qui contribuent à impacter de manière positive leurs parties prenantes et le territoire.

2 ministres pour introduire la table ronde, remettre le sujet au coeur du contexte politique et écouter les bonnes pratiques des entreprises

Pour Benjamin Griveaux, la RSE fait partie de la transformation du modèle économique et social français. Pour réussir cette transformation, l’engagement des individus est essentiel, qu’ils soient réunis en association ou encore dans une entreprise. Aujourd’hui de nombreux entrepreneurs, qu’ils soient issus de l’ESS, du monde associatif ou non, impactent positivement la vie des gens et des territoires sur lesquels ils sont implantés. Cette tendance démontre que le moteur de l’entreprise ne se réduit pas à la recherche de profits. Elle doit désormais prendre en compte les enjeux sociaux et environnementaux liés à son activité. Cette transformation est essentielle car elle est à la fois poussée par le grand public qui montre une certaine défiance envers les entreprises et également par les jeunes actifs qui questionnent de plus en plus la mission et les valeurs de l’entreprise. La RSE ne se limite pas à une communication vers l’extérieur, elle permet à l’entreprise de se questionner sur ses pratiques et parfois même de remettre en question le business model de tout un secteur d’activité. Avec des initiatives telles que le One Planet Summit, le gouvernement souhaite réconcilier les enjeux économique, social et environnemental. Pour se faire, la RSE est un outil qui permet de donner du sens à l’entreprise, les entreprises doivent désormais s’en emparer.

Pour Brune Poirson, Secrétaire d’Etat auprès du ministre d’Etat, ministre de la Transition Écologique et Solidaire, l’objectif du gouvernement avec la Loi PACTE est de passer à l’action ! Le gouvernement souhaite ainsi dépasser les clivages et concilier la performance économique avec la prise en compte des enjeux sociaux et environnementaux. Comme Benjamin Griveaux, Brune Poirson est convaincue que la RSE permet cette transformation des entreprises et encourage le dialogue avec ses différentes parties prenantes. Sa volonté est d’identifier « ceux qui font », qui développent des bonnes pratiques RSE et de les diffuser à grande échelle.

Avec le comité de pilotage de la mise en oeuvre des 17 ODD (Objectifs du Développement Durable), ou encore la mobilisation de la communauté internationale autour de l’Accord de Paris, l’Etat souhaite fixer un cadre. Sur ces questions, les membres du gouvernement ne souhaitent pas contraindre mais bien au contraire échanger avec les entreprises pour qu’elles prennent ensuite des engagements volontaires. Pour Brune Poirson, la RSE est le lieu où l’entreprise mûrit le modèle économique du futur, un lieu d’expérimentation, parfois même d’innovations inverses (où l’on s’inspire des pays en développement).

Une table ronde des PME parisiennes pour casser les idées reçues sur la RSE 

Alan Fustec est un promoteur du développement durable depuis plus de 25 ans. En 25 ans la perception du développement a beaucoup évolué. Dans les années 90, la majorité des entreprises rejetaient le développement durable de manière catégorique. Le début des années 2000 a ensuite marqué un éveil et un intérêt pour le sujet, suivie d’une certaine accélération jusqu’au Grenelle de l’Environnement. La crise a ensuite freiné cette accélération. En conclusion, la RSE peine encore aujourd’hui à se développer dans les entreprises françaises. Pour Alan Fustec, il est nécessaire de casser certaines idées reçues, telles que :

  • Le développement durable c’est compliqué !
  • C’est pour les grands groupes !
  • Ça coûte cher !

4 PME parisiennes – 4 démarches de responsabilité sociétale (RSE)

Thierry Gauthron, a co-fondé Altman Partners en 2013. Cette jeune pousse fait partie des entreprises à mission puisqu’elle a ajouté à ses statuts un « objet social étendu » : aider à construire les entreprises dont on rêverait pour nos enfants. Comment ? En aidant ses clients à faire bouger les cadres culturels et à libérer les énergies pour être plus durables et performantes. Si Altman Partners, PME de 8 personnes, mène quelques actions dans le domaine de l’environnement avec par exemple la participation au No Plastic Challenge, son principal engagement réside dans la mission de conseil qu’il exerce auprès de ses clients.

Wanda Marin dirige PREREQUIS, une société de conseil dans l’IT d’une soixantaine de collaborateurs qui aide les entreprises à gérer leurs processus internes, leurs données et leurs projets. Pour PREREQUIS, il est enssentiel de concilier la recherche de profit avec d’autres préoccupations telles que l’impact social et environnemental. Tout comme Altman Partners, en tant que société de conseil, PREREQUIS a moins d’enjeux sur la question environnementale et s’atèle à traiter la question sociale en profondeur, avec ses salariés, ses sous-traitants et l’ensemble de ses parties prenantes. La clé pour PREREQUIS : la confiance. La confiance des collaborateurs en développant des outils sociaux (intéressement, compte épargne temps) et en adaptant le système de management et de gouvernance. L’entreprise sensibilise également ses sous-traitants en leur demandant un engagement de principe sur les thématiques du développement durable.

Christine Bourcier dirige quant à elle Learnship, la filiale d’un groupe allemand spécialisée en visio-formation linguistique depuis 8 ans. Pour elle, la RSE fait partie intégrante de l’ADN de Learnship. Dès le début de l’aventure, Leanship s’est posé la question de l’identité des personnes à recruter, à la fois en terme de compétences mais surtout de valeurs partagées. Que ce soit pour un stage, une alternance ou un CDI, tous les nouveaux arrivants passent du temps dans les différents pôles de l’entreprise. Cette initiative est par ailleurs très souvent saluées dans les rapports d’étonnement des nouveaux collaborateurs. Même en dispensant des formations linguistiques à distance, l’humain reste au coeur de la solution, à travers l’encadrement, le suivi de la formation, etc. Dans la vie d’un collaborateur, la formation donne du sens. Elle peut être synonyme d’un nouveau travail, d’une promotion ou encore de mobilité.

En 2011 Guillaume Gibault a fait le pari un peu fou de fonder une marque de sous-vêtements, de maillots de bain et d’accessoires entièrement fabriqués en France. Aujourd’hui le Slip Français emploie 75 personnes et s’appuie sur 42 usines en France pour fabriquer ses produits, soit un équivalent temps plein de 150 personnes. Pour Guillaume Gibault, la RSE permet de redonner du sens à l’entreprise :  » Si vous voulez changer le monde, commencez par changer de slip » !

Outre la nécessité première d’être rentable économiquement, le Slip Français a cherché à avoir un impact positif. Dans ce domaine le premier challenge reste sociétal. En fabriquant exclusivement Made In France, le Slip soutient près de 220 emplois dans l’industrie textile. Pour ses collaborateurs, la startup veille à sa bonne gouvernance, par exemple en étant transparent sur les salaires, en définissant des objectifs clairs. Le second challenge est environnemental puisque la mode est l’industrie qui pollue le plus, derrière celle des hydrocarbures. Il faut sensibiliser le consommateur et changer sa manière de consommer. Le Slip Français est une marque qui s’installe dans le temps, qui dure. Si en fabriquant en France, l’entreprise réduit l’impact environnemental du transport, elle cherche à améliorer celui de sa matière première principale : le coton. En effet, si tous les produits à base de coton de la marque sont certifiés Ecotec, le coton est loin d’être parfait puisqu’il consomme beaucoup d’eau et ne pousse pas en France. Un beau challenge en perspective.

La dernière étape pour Guillaume Gibault : rendre la RSE sexy auprès de son équipe. Pour cela, la RSE a été baptisée le Mont Ninja et s’appuie sur le référentiel conçu par le Label LUCIE pour répartir les différentes thématiques de la RSE sur les différents pôles.

La RSE, çà coûte ?

Pour Guillaume Gibault, la RSE a un coût mais il faut distinguer le court et le long terme. En BtoC, le positionnement d’une marque est essentielle. Le consommateur cherche de la transparence et de l’authenticité. En adoptant une démarche développement durable dès la création de son entreprise, il a souhaité répondre à la demande des consommateurs qui souhaitent mieux consommer.

Thierry Gauthron ne s’est jamais posé la question, avec Altman Partners il a souhaité créer une entreprise qui rend le monde meilleur. Cette démarche permet d’attirer des clients et des talents partageant les mêmes valeurs.

Pour PREREQUIS, l’entreprise serait sans doute plus riche à court terme mais les collaborateurs beaucoup moins heureux. Cependant à plus long terme, la question ne se pose plus. Si le Label LUCIE impose de la contrainte, elle donne aussi un cadre et permet de crédibiliser la démarche avec un regard externe.

Du côté de Learnship, Christine Bourcier a souhaité souligner qu’il était possible de faire de la RSE avec peu de budget mais beaucoup de créativité.

Alan Fustec l’affirme, la RSE est rentable. Si de nombreuses études le démontrent, l’idée reçue « La RSE ça coûte cher ! » persiste puisque les coûts de la RSE sont bien visibles alors que les bénéfices sont souvent cachés.

À Stanilas Guerini, député de la 3ème circonscription de Paris de conclûre en affirmant la nécessité de moderniser la vision de l’entreprise. Avec la loi PACTE, la majorité s’affirme comme les alliés de l’entreprise, une entreprise moderne qui prend en compte ses enjeux sociaux et environnementaux. Il faut accompagner et les plus petites entreprises et leur permettre de s’approprier la RSE et d’en faire un levier de compétitivité.

Les entreprises françaises ont une longueur d’avance en RSE, elles ont donc plus de facilité à intégrer le long terme et à faire de l’innovation. Elles pourront ainsi être plus compétitives.

La RSE est essentielle à la performance de votre entreprise, n’attendez-plus ! 

Malheureusement la notion de responsabilité sociétale reste encore obscure pour de nombreuses entreprises. Face à ce manque de connaissances de la RSE, il y a une situation d’urgence à la fois sociale et environnementale. Cependant la RSE contribue à la performance économique de l’entreprise. Cette réflexion est aujoud’hui essentielle pour transformer l’entreprise et lui permettre d’innover pour mieux prendre en compte son impact social et environnemental.

CORSE : L’impact de l’insularité sur la performance économique des entreprises

CORSE : L’impact de l’insularité sur la performance économique des entreprises

À la demande de la CCI de Corse, Goodwill-management a conduit une étude sur les difficultés rencontrées par les entreprises situées en Corse, dues à l’insularité.

En effet, les caractéristiques spécifiques aux îles engendrent des difficultés pour les entreprises. Celles-ci supportent alors des coûts supplémentaires, ou « surcoûts », par rapport aux entreprises situées sur le continent pouvant nuire à leur compétitivité.

Une première : l’étude de l’impact de l’insularité en Corse

L’objectif de cette étude est d’identifier et d’estimer financièrement les différents coûts cachés affectant la performance économique des entreprises situées en Corse. C’est une première puisque ce rapport inédit remis à Bercy met en lumière les coûts supplémentaires supportés par les entreprises corses. S’appuyant à la fois sur des études académiques et une enquête réalisée auprès de plus de 500 entreprises, ce rapport fournit ainsi une démonstration solide et chiffrée qui vient conforter le ressenti des chefs d’entreprise corses.

Insularité : 12 coûts supplémentaires supportés par les entreprises de la Corse

Si la problématique des coûts cachés n’est pas exclusive à la Corse, il faut noter que les caractéristiques du territoire corse imposent à l’économie et aux entreprises une accumulation de contraintes qui génèrent des coûts cachés.

En effet, les trois caractéristiques suivantes engendrent des difficultés et des coûts supplémentaires :

  • L’éloignement géographique : les entreprises rencontrent des difficultés liées au déplacements de personnes et de marchandises.
  • L’étroitesse du marché insulaire : la petite taille du marché affecte les approvisionnements en équipements et en matières premières mais aussi le marché de l’emploi. Il réduit ainsi les possibilités d’économies d’échelle.
  • Les incertitudes d’approvisionnements : celles-ci sont liées aux infrastructures routières insuffisantes, à l’hyper-saisonnalité de l’activité économique et aux aléas sociaux et météorologiques.

L’ensemble de ces difficultés entraînent des surcoûts pour les entreprises. Douze surcoûts ont ainsi été identifiés :

Fret maritime insularit Prix du fret maritime
Frais de déplacement vers le continent
Durées importantes de vacances de poste
Sur-stockage
Perte de productivité liée au déplacement vers le continent
Risque d’échec du recrutement
Suréquipement
Sur-temps de transport routier intra-corse
Besoin de formation interne plus important
Perte de production due aux aléas météorologiques
Charges d’approvisionnement importantes
Recours à des salariés ne résidant pas en Corse

Résultat : les surcoûts dus à l’insularité pénalisent l’économie corse

Évalué pour un échantillon de plus de 500 entreprises situées en Corse, le surcoût total annuel moyen d’une entreprise représente ainsi en moyenne 10 % de son chiffre d’affaires par an.

L’enquête révèle que les petites entreprises semblent particulièrement fragilisées par l’insularité. Les coûts supplémentaires liés à leur capital humain pénalisent le plus les petites entreprises : difficulté de recrutement, pénurie de salariés qualifiés sur l’île, vacances de postes importantes, limites de la formation en Corse, etc.

Afin d’apporter un nouvel éclairage sur les difficultés rencontrées par les entreprises corses, l’étude propose une estimation du surcoût lié à l’insularité pour l’ensemble de l’économie corse. Pour cela, les résultats obtenus sur l’échantillon ont été extrapolés vers l’ensemble de l’économie corse. Le surcoût total supporté par les entreprises situées en Corse est ainsi estimé entre 700 M€ et 1,5 Md€.

En conclusion

Cette étude démontre les véritables difficultés auxquelles font face les entreprises situées en Corse, que la seule vision comptable ne permet pas d’appréhender et qui pénalisent pourtant leur compétitivité.

Cette démarche inédite et novatrice appelle à des études complémentaires permettant d’affiner les ordres de grandeur obtenus et de comparer les impacts de l’insularité entre les différentes catégories d’entreprises (en fonction de leurs secteurs d’activités, de leur localisation géographique ou encore de la taille de l’entreprise).

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