À partir du 1er juillet 2026, les obligations de responsabilité élargie du producteur pour les emballages professionnels vont évoluer, avec un objectif clair : renforcer la performance environnementale des entreprises pour accélérer la transition écologique. 
 

Filière REP : les dates clés à retenir

  • Le 17 novembre 2025, le décret cadre de la filière REP des emballages professionnels est publié. Ce texte définit le périmètre de la filière REP ainsi que ses objectifs en matière de recyclage et d’éco-conception.
  • Le 2 décembre 2025, l’arrêté du cahier des charges est publié. Il fixe les attendus des éco-organismes et détaille les exigences opérationnelles de la filière sur les objectifs de réduction, réemploi, recyclage et éco-conception. Il précise également les montants des soutiens à reverser pour le recyclage des emballages.
  • À partir du 1er juillet 2026, tous les emballages professionnels seront couverts par une filière REP.

Qu’est-ce que ces réglementations impliquent ?

À partir du 1er juillet 2026, les entreprises considérées comme « metteurs sur le marché » devront gérer la fin de vie des emballages professionnels.

Définition

Un metteur sur le marché est une entreprise qui fabrique, vend, ou importe des emballages ou produits emballés sur le marché français.

Cette nouvelle filière REP repose sur le principe du « pollueur-payeur » et exige aux metteurs sur le marché de verser des écocontributions auprès des éco-organismes agréés. Elle encadre les emballages non considérés comme ménagers, notamment ceux utilisés pour la vente, le regroupement ou le transport des produits.

L’intégration dans une filière implique plusieurs obligations pour les metteurs en marché :

  • écoconcevoir ses produits ;
  • déclarer ses mises en marché ;
  • payer une écocontribution qui dépend des matériaux utilisés afin de soutenir le recyclage et le réemploi de ces emballages ;
  • communiquer son IDU (identifiant unique) à ses clients.

3 éco-organismes ont obtenu leur l’agrément : Citeo Pro, Twiice et Léko.

 

Quels sont les emballages ciblés ?

Il s’agit des emballages de produits mis sur le marché à destination des professionnels en France, en dehors des emballages déjà couverts par une autre filière, c’est-à-dire :

  • Emballages de vente (emballages d’une unité de vente constituée de produits et d’emballages) : fûts, bidons, cagettes, pots, flacons, bouteilles, sacs en carton, etc. (à l’exclusion de ceux utilisés pour la vente en ligne aux particuliers).
  • Emballages de regroupement (emballages d’un groupe d’un certain nombre d’articles vendus) : caisses, boîtes en carton, liens de cerclage, etc. (hors emballages servant à regrouper des produits déjà emballés et vendus en pack).
  • Emballages de transport (emballages pour faciliter la manutention et le transport) : palettes, films, calages, etc. (sauf ceux utilisés uniquement pour un usage professionnel et revendus uniquement à des professionnels).
  • Emballages spécifiques : grands récipients vrac, cagettes de plus de 15 litres, caisses plastiques de plus de 15 litres, fûts de plus de 29 litres, jerricans de plus de 29 litres, bidons de plus de 29 litres, seaux de plus de 29 litres, publicités sur le lieu de vente ayant une fonction d’emballage ; palettes et éléments de palettisation…

Ils peuvent être constitués de bois, carton, papier, plastique, métal, verre ou tissus.

Ces emballages peuvent être :

  • des emballages de produits vendus à des professionnels ;
  • des emballages qui transitent entre 2 sites d’une même entreprise ;
  • des emballages de produits importés en France.

 

Quelles sont les entreprises concernées ?

Pour les emballages de transport, sont concernés les fabricants, les importateurs et donneurs d’ordres (ceux qui font fabriquer des emballages à leur marque).

Pour les emballages de vente ou de regroupement, il s’agit des fabricants ou donneurs d’ordres (ceux qui demandent de faire fabriquer ou reconditionner en France), ainsi que les importateurs de produits emballés.

 

Quels sont les risques ?

Le principal risque est réputationnel et financier avec des amendes de plusieurs milliers d’euros. Rendez-vous sur le site du Ministère de la transition écologique pour en savoir plus sur les sanctions

 

Quelles sont les prochaines étapes ?

  1. Identifier si vous êtes metteur sur le marché de ces types d’emballages, c’est-à-dire si vous fabriquez des emballages de transport, vous importez des emballages, vous vendez ou importez des produits emballés, vous sous-traitez la production d’emballages à un fournisseur français (et êtes donneurs d’ordres).
  2. S’enregistrer auprès d’un des trois éco-organismes agréés (Citeo Pro, Léko, et Twiice).
  3. Collecter les données demandées par l’éco-organisme (typologie d’emballages, compositions, poids, catégorie d’usage).
  4. Procéder à la déclaration auprès de l’éco-organisme.
  5. Rester informé sur la publication des décrets complémentaires qui préciseront les matériaux et emballages concernés ainsi que les informations à collecter.

Pour aller plus loin, les experts de Goodwill-management proposent formations et accompagnements sur mesure pour vous aider à anticiper vos obligations et structurer votre mise en conformité avec la REP Emballages Professionnels (EPRO) d’ici juillet prochain.

Auteur

photo Charlotte Haguenauer - Goodwill-management

Charlotte Haguenauer

Cheffe de projets senior