La neutralité carbone : qu’est-ce que c’est ?

La neutralité carbone : qu’est-ce que c’est ?

La neutralité carbone : de quoi s’agit-il ?

De plus en plus présente dans les stratégies climatiques des États et des entreprises, la neutralité carbone est le nouvel engagement phare quand on parle de climat. Parfois encouragée, parfois décriée, elle fait couler beaucoup d’encre et peut sembler floue ou complexe. Dans cet article, nous reviendrons sur toutes ses facettes : que signifie être « neutre » en carbone ? Comment atteindre la neutralité ? À qui s’adresse-t-elle ?

Que signifie être « neutre » en carbone ?

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) considère que la neutralité carbone est atteinte au moment où « les émissions anthropogéniques de dioxyde de carbone sont compensées à l’échelle planétaire par les absorptions anthropogéniques de dioxyde de carbone au cours d’une période donnée »1.
Autrement dit, la neutralité carbone revient limiter nos émissions de dioxyde de carbone (CO2) pour ne pas excéder les capacités d’absorption à l’échelle planétaire.

Les puits de carbone sont des systèmes qui absorbent plus de carbone qu’ils n’en rejettent. On distingue les puits de carbone naturels, comme les océans, les sols et les forêts qui stockent de grandes quantités de CO2, ou artificiels. Les puits artificiels sont des procédés expérimentaux et souvent considérés comme incertains. Les écosystèmes sont à l’origine de la majorité de l’absorption, bien que leur intégrité soit menacée (acidification des océans, déforestation…).

Le CO2 n’est pas le seul gaz à effet de serre (GES), bien qu’il représente 75% de nos émissions2. D’autres gaz, comme le protoxyde d’azote ou le méthane, contribuent au dérèglement climatique. L’accord de Paris couvre l’ensemble des GES en portant un objectif d’équilibre en termes de GES à atteindre au cours de la deuxième moitié du 21e siècle (article 4) ; on parle alors de neutralité climatique. Le 7 octobre 2020, le Parlement européen a voté pour un objectif de neutralité climatique en 20503, et a encouragé les États membres à décliner cet objectif au niveau national, ce qu’ont fait la Suède, le Danemark, la France, l’Allemagne et la Hongrie.

Comment atteindre la neutralité carbone ?

La neutralité climatique repose sur le point d’équilibre entre nos émissions de GES et la capacité d’absorption des puits naturels et artificiels.

Il est donc possible de l’atteindre en jouant sur deux leviers : réduire nos émissions et augmenter les capacités d’absorption à l’échelle planétaire.

Cependant ces deux leviers ne se valent pas. L’Ademe a souligné dans son avis sur la neutralité carbone que la priorité était bien de réduire nos émissions4. Ceci est lié au déséquilibre entre les GES que nous rejetons et la capacité d’absorption planétaire. D’après le Giec, même si nous mettons en place une reforestation intensive à l’horizon 2050, les sols et les forêts ne seraient capables d’absorber que 4 milliards de tonnes de nos émissions de GES (en équivalent CO2) par an5. Or nos émissions excèdent largement les capacités d’absorption, étant donné qu’en 2018 nous avons émis 55 milliards de tonnes6, soit presque 14 fois plus !

La première étape est de mettre en place une stratégie ambitieuse pour réduire ses émissions.
Pour les entreprises, le premier pas est de réaliser un bilan d’émissions de GES, qui permettra d’identifier les postes d’émissions les plus importants et les actions de réduction à mettre en place. Cet exercice est à mener sur l’ensemble du cycle de vie de votre produit ou service (de l’extraction de matières premières, jusqu’à sa gestion en tant que déchet) pour prendre en compte la totalité des émissions de GES.

Dans un second temps, et lorsque l’entreprise a réduit ses émissions jusqu’à un niveau incompressible, il est possible d’activer le second levier, à savoir l’augmentation des puits carbone. Les entreprises contribuent à cet objectif en finançant des projets de séquestration carbone. Ceci ne doit en aucun cas se faire au détriment de la réduction des émissions de GES, qui nécessite des investissements pendant plusieurs années. La réduction des émissions à court terme sera toujours plus efficace que les émissions potentiellement absorbées dans le futur.

Quel rôle les entreprises ont-elles à jouer ?

Le défi climatique est d’ampleur et tous les acteurs ont un rôle à jouer pour que nous puissions atteindre la neutralité carbone. Cependant, le concept de neutralité carbone n’est valable qu’à l’échelle planétaire et des acteurs individuels ne peuvent pas le revendiquer.

Les entreprises ne peuvent donc pas affirmer qu’elles sont neutres en carbone ou que les produits et services qu’elles proposent le sont ; l’observation montre que ces revendications concernent des périmètres très disparates et incomplets. En revanche, les entreprises contribuent et participent à la transition mondiale vers la neutralité carbone en réduisant leurs émissions et en mettant en place des stratégies compatibles avec l’accord de Paris.

Pour contribuer à la neutralité planétaire, les entreprises peuvent porter une stratégie climatique ambitieuse et promouvoir cet objectif auprès de leurs parties prenantes en7 :

  • Réduisant au plus vite leurs émissions de GES sur l’ensemble de leur chaîne de valeur et en communiquant de manière transparente leurs progrès ;

  • Réduisant les émissions de leurs clients en proposant des produits et services bas carbone ;

  • Augmentant les puits de carbone en développant des solutions d’absorption dans leur production et en finançant des projets d’absorption dans et hors de leur chaîne de valeur.

Les experts de Goodwill-mangement vous accompagnent dans la définition d’une stratégie climat ambitieuse, découvrez nos solutions !

FAQ RSE

FAQ RSE

Vous vous intéressez au sujet de la responsabilité sociétale ? Dans cette FAQ RSE, Goodwill-management répond aux questions les plus fréquemment posées sur le sujet de la RSE. Vous ne trouverez pas la réponse à votre question, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire, nous mettrons à jour la FAQ. 

Bonne lecture !

Faut-il dire le ou la RSE ?

Bien entendu, on parle de LA responsabilité societale de l’entreprise (et non pas du réseau social d’entreprise) !

Comment expliquer simplement la RSE ?

« La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) aussi appelée responsabilité sociale des entreprises est l’intégration volontaire par les entreprises de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec les parties prenantes. »

Commission européenne

Autrement dit, une entreprise engagée en RSE contribue aux enjeux du développement durable.

Quelle est la différence entre le développement durable et la RSE ?

 

Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs.

Rapport Brundtland, 1987

Alors que le concept de développement durable apparaît à la fin des années 80, la responsabilité sociétale est mise sur le devant de la scène lors du Sommet de la Terre à Johannesbourg en 2002.

Une entreprise engagée en RSE intègre au coeur de ses activités les enjeux sociaux et environnementaux. Elle contribue ainsi aux enjeux du développement durable. A l’échelle de l’entreprise, l’objectif est de concilier développement économique, responsabilité sociale et environnementale, de manière éthique. 

Concrètement, un citoyen peut transformer ses habitudes et contribuer au développement durable. Lorsqu’il s’agit d’une entreprise, on parle de responsabilité sociétale.

La RSE est réservée aux grandes entreprises !

Chez Goodwill-management, nous sommes convaincus que la RSE n’est pas l’apanage des grands groupes. Goodwill a d’ailleurs structuré sa démarche RSE dès 2014. Cet engagement est reconnu par le label LUCIE 26000. 

La RSE contribue à la performance économique de l’entreprise. Toutes les entreprises, quels que soient leur taille ou leur secteur d’activité, doivent se saisir de ce levier de croissance.

Si les grands groupes ont des moyens plus importants et des politiques RSE plus structurées, les TPE et PME partagent souvent les valeurs du développement durable et mettent en place des actions RSE, parfois même sans le savoir.

La RSE coûte chère !

Non, la RSE contribue à la performance économique de l’entreprise.

Selon une étude de France Stratégie (2016), les entreprises engagées en RSE affichent en moyenne 13% de performance économique en plus.

Un constat confirmé par la centaine de bilans économiques de la RSE réalisés par Goodwill-management. Pour convaincre toujours plus d’entreprises, nous avons développé un outil prédictif pour estimer le ROI d’une action RSE en fonction d’un investissement donné.

A travers ses études, Goodwill a identifié 4 types d’impact qui peuvent être valorisés pour une action RSE  :

  • Une augmentation du chiffre d’affaires
  • Des réductions de coûts
  • La réduction des risques
  • Ou l’amélioration de la productivité

Nos études ne prennent en compte que les impacts mesurables, certaines retombées positives ne sont donc pas intégrées. Voici quelques exemples :

C’est pourquoi la RSE n’est pas un coût mais bien un investissement pour l’entreprise !

La RSE, c’est « bullshit » !

Nos sociétés font face à un défi social et environnemental majeur. Les citoyens, les entreprises, les associations, l’Etat, tout le monde a un rôle jouer pour inventer les solutions qui permettront de répondre au dérèglement climatique, à l’effondrement de la biodiversité ou encore de réduire les inégalités.

Si certaines démarches relèvent du greenwashing, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à intégrer les enjeux sociaux et environnementaux au cœur de leurs activités. 

Et cela ne devrait pas s’arrêter. Les consommateurs, les jeunes et les collaborateurs sont de plus en plus conscients des enjeux et exigent des entreprises un comportement éthique et transparent.

Au sein de la Communauté LUCIE, découvrez des entreprises engagées et responsables !

La réglementation oblige t-elle les entreprises à s’engager en RSE ?

En théorie, la RSE relève d’un engagement volontaire de la part de l’entreprise. Une démarche de responsabilité sociétale dépasse donc le cadre réglementaire.

En pratique, au-delà de certains seuils, il existe des obligations réglementaires, notamment en matière de reporting pour les plus grandes entreprises.

Dès 2001, la loi NRE promeut la RSE en demandant aux sociétés cotées d’indiquer dans leurs rapports de gestion la manière dont elles prennent en compte les conséquences sociales et environnementales de leurs activités.

En 2009 et 2010, les lois Grenelle I et II viennent compléter la loi NRE en incluant le pilier sociétal au reporting et en élargissant les sociétés y étant soumises.

En 2017, la loi sur le devoir de vigilance impose aux très grandes entreprises (+ de 5000 salariés ayant leur siège social en France ) la mise en place d’un plan d’action pour prévenir les risques environnementaux, sociaux et de gouvernance sur l’ensemble de la chaîne de fournisseurs.

En parallèle, la directive n°2014/95/UE est venue modifiée le cadre européen. Elle transforme le reporting RSE en reporting extra-financier puisqu’elle impose aux grandes entreprises d’inclure dans leur rapport de gestion une déclaration non financière en matière sociale et environnementale, ainsi qu’en matière de politique de diversité. Cette déclaration de performance extra-financière doit être accessible sur le site internet des sociétés concernées.

Enfin, depuis mai 2019, la loi PACTE consacre la RSE en modifiant l’article 1833 du Code Civil : « La société est gérée dans son intérêt social, en prenant en considération les enjeux sociaux et environnementaux de son activités ». Cette mesure s’adresse à toutes les entreprises.  

Pourquoi s’engager en RSE ?

Il existe tout un tas de bonnes raisons de s’engager en RSE. En voici quelques unes :

 

  1. Assurer la performance globale de votre entreprise à moyen et long terme et améliorer votre productivité ;
  2. Répondre aux attentes des consommateurs et de vos clients ;
  3. Innover et se différencier de vos concurrents notamment dans les appels d’offre ;
  4. Développer votre marque employeur et attirer les talents ;
  5. Réduire vos coûts et vos risques ;
  6. Améliorer votre réputation et votre image de marque ;
  7. Anticiper la réglementation qui se durcit au fil des années (loi NRE, Grenelle de l’environnement, loi de la Transition énergétique, loi de la Biodiversité, loi sur le devoir de Vigilance, loi Sapin II…).

Comment construire sa stratégie RSE ?

Voici les principales étapes pour définir une stratégie RSE alignée sur l’ISO 26000 :

  1. Identifier et hiérarchiser les parties prenantes de l’entreprise ;
  2. Réaliser un diagnostic et évaluer son niveau de maturité RSE ;
  3. Définir une stratégie RSE en identifiant les enjeux prioritaires à la fois pour l’organisation et ses parties prenantes à l’aide d’une matrice de matérialité ;
  4. Réaliser un plan d’action (fiches action)
  5. Entrer dans une démarche d’amélioration continue en mesurant la performance de la démarche RSE à l’aide d’un tableau de bord.

Le dialogue avec les parties prenantes est au coeur de la démarche.

Comment évaluer son niveau de maturité RSE ?

Il existe de nombreux diagnostics en ligne qui vous permettent d’évaluer en quelques clics votre niveau de maturité RSE. En partenariat avec l’Agence LUCIE et MAIF, Goodwill-management vous propose de vous évaluer gratuitement sur diagrse.goodwill-management.com.

Ce diagnostic est avant tout un outil pédagogique qui sensibilise les entreprises à la responsabilité sociétale.

Si vous souhaitez aller plus loin en prenant en compte la matérialité et les enjeux prioritaires de votre organisation, nos experts RSE sont à votre disposition.

Avec Goodwill Digital, ils construisent un diagnostic RSE complet et adapté à votre organisation. Ce dernier vous permet d’identifier vos points forts et les leviers pour améliorer votre stratégie RSE et votre impact.

Comment définir une partie prenante ?

Selon l’ISO 26000, il s’agit « des organisations ou individus qui ont un ou plusieurs intérêts dans une décision ou activité quelconque d’une organisation ».

La norme ISO 26000 c’est quoi ?

La norme ISO 26000 est le standard international en matière de responsabilité sociétale.

L’ISO 26000 se décompose en 7 questions centrales :

  1. La gouvernance de l’organisation
  2. Les droits de l’Homme
  3. Les relations et conditions de travail
  4. L’environnement
  5. La loyauté des pratiques
  6. Les questions relatives aux consommateurs
  7. Les communautés et le développement local

Publiée en 2010, la norme ISO 26000 est issue d’un large consensus international. Il est important de noter que la norme ISO 26000 est non certifiable.

Quels sont les principaux référentiels et cadres de la RSE ?

Il existe plusieurs cadres, normes et référentiels en lien avec la responsabilité sociétale.

L’ISO 26000 : le cadre international de référence pour les organisations

Créée en 2010, l’ISO 26000 est la norme de la RSE. Elle englobe une partie des autres standards du développement et de la RSE. Bien qu’il s’agisse d’une norme non certifiable, l’ISO 26000 fournit un cadre très pragmatique pour construire un plan d’action RSE pour les organisations.

Chez Goodwill-management nous considérons l’ISO 26000 comme le principal référentiel pour la mise en oeuvre de la RSE dans les organisations.

Elle présente les lignes directrices à suivre pour toute organisation cherchant à assumer la responsabilité des impacts de ses décisions et activités. Elle définit notamment 7 questions centrales qui sont autant de thématiques à intégrer à la stratégie RSE. L’ISO 26000 permet à chaque organisation de s’engager à son rythme dans la mise en oeuvre de ces actions ou de les adapter à son activité ou à son contexte.

Les Objectifs du Développement Durable (ODD)

Les Objectifs du Développement Durable ont été adoptés en septembre 2015 par l’ONU dans le cadre de l’Agenda 2030. Ils définissent 17 priorités pour un développement socialement équitable, sûr d’un point de vue environnemental, économiquement prospère, inclusif et prévisible à l’horizon 2030. Assortis de 169 cibles très larges, qui sont autant d’objectifs communs pour tous les acteurs engagés.

Les ODD sont un cadre très lisible auprès grand public. Ils représentent une cible commune à toutes les organisations qui souhaitent contribuer au développement durable. Cependant, les ODD étaient initialement destinés aux Etats et aux territoires. Ainsi les 17 ODD ne concernent pas toutes les organisations. Ils représentent néanmoins une grille de lecture des politiques RSE au regard des attentes des citoyens.

Le Global Reporting Initiative (GRI)

Le GRI est une ONG créée en 1997 sous l’égide du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) et de la Coalition for Environmentally Responsible Economies (CERES). Sa mission est de développer des directives au niveau international pour permettre aux entreprises de mesurer et leur performance en matière de développement durable. 

Le Global Compact

Le Global Compact est une initiative de l’ONU lancée en 2000. Cette charte se compose de 10 grands principes signés par les organisations.

Aujourd’hui, le Global Compact France rassemblent plus de 1 100 signataires qui s’engagent et communiquent annuellement sur leurs progrès. 

Quel est le lien entre ODD et ISO 26000 ?

Les Objectifs de Développement Durable (ODD), ce sont les 17 objectifs que les Etats membres des Nations Unies s’engagent à atteindre d’ici 2030. Le but est de lutter contre la pauvreté, l’injustice et le dérèglement climatique et de proposer un avenir meilleur pour tous. 

Il existe aujourd’hui de nombreux référentiels qui structurent les stratégies RSE des entreprises. Ainsi la norme ISO 26000 et les ODD sont deux référentiels complémentaires.

Alors que les ODD fixent des objectifs ambitieux à atteindre d’ici 2030, l’ISO 26000 permet aux entreprises de définir un plan d’action concret pour contribuer à ces objectifs. C’est pourquoi, s’engager dans une démarche RSE permet de contribuer à un ou plusieurs des ODD en fonction de la taille, de l’influence et des moyens de l’entreprise.

Si l’ISO 26000 est construite pour l’entreprise, les ODD s’adressent à l’ensemble des acteurs (Etats, collectivités, entreprises, associations ou encore les citoyens). Ils proposent une nouvelle grille de lecture des engagements RSE, en lien avec les attentes de la société. Il s’agit donc d’une opportunité pour les entreprises d’innover et de proposer de nouveaux produits et services qui répondent aux ODD.

Où peut-on trouver des exemples d’actions RSE ?

Pour vous inspirer et identifier des exemples de bonnes pratiques RSE, vous pouvez bien entendu parcourir le web en quête de rapports RSE. Comme la tâche peut s’avérer fastidieuse, Goodwill-management a construit durant plusieurs mois une plateforme regroupant plus d’un millier de bonnes pratiques RSE déjà mises en place en entreprise. 

Quel label RSE choisir ?

Dans une étude sur les labels RSE réalisée en 2019, Goodwill-management a décrypté le profil des entreprises labellisées RSE en France.

3 labels RSE généralistes ont été identifiés, ils s’adaptent à tous les types d’entreprise :

  • B Corp ;
  • Label Engagé RSE ;
  • Label LUCIE 26000.

Il existe également des labels thématiques et sectoriels.

Chez Goodwill-management, nous sommes convaincus que les labels RSE contribuent à la transition écologique des entreprises. Chaque entreprise doit identifier le label qui lui correspond.

Pour vous aider à choisir un label, le rapport « Labels RSE, accompagner les entreprises et donner confiance à leurs parties prenantes«  propose 12 principes pour reconnaître un label de qualité :

 

  1. Exemplarité du label RSE 
  2. Transparence sur l’organisme
  3. Transparence sur les critères et les référentiels d’évaluation 
  4. Matérialité
  5. Progression de la démarche
  6. Comparabilité avec les meilleurs standards internationaux : ODD et ISO 26000
  7. Simplicité
  8. Accessibilité, transparence du coût, proportionnel aux prestations fournies
  9. Bénéfices pour l’entreprise
  10. Représentativité
  11. Séparation des compétences
  12. Adaptabilité 
Le capital immatériel en temps de crise

Le capital immatériel en temps de crise

Le capital immatériel en temps de crise

Couverture - Capital immatériel en temps de crise - Goodwill Management

La crise sanitaire du Covid-19 affecte l’économie réelle et se mue en crise économique majeure qui va affecter la santé matérielle et financière de nombreuses entreprises françaises. Pionnier de l’analyse du capital immatériel, Goodwill-management vous partage quelques éclairages sur l’importance du capital immatériel en temps de crise.

Le replay de l’intervention d’Arnaud Bergero

Qu’est-ce que le capital immatériel ? 

Le capital immatériel d’une entreprise se compose de tout ce qui lui permet de créer de la valeur mais qui n’apparaît pas à la lecture du bilan comptable. En d’autres termes, il s’agit de sa richesse cachée.

Thésaurus Capital Immatériel est la méthodologie de référence pour évaluer le capital immatériel. Commandité en 2009 par Bercy, cette méthodologie est issue d’une longue collaboration avec des experts du capital immatériel sous la direction d’Alan Fustec, fondateur de Goodwill-management. Cette méthode décompose le capital immatériel en 10 actifs (clients, humain, organisation, marque…), qui sont ensuite évalués à l’aide de critères spécifiques. En collaboration avec l’Institut de Comptabilité de l’Immatériel (ICI), la dernière version de la méthodologie a été publiée en 2019.

Aujourd’hui, la mesure du capital immatériel est d’autant plus importante que ce capital est prépondérant dans notre économie et contribue largement aux processus de création de valeur. Les actifs immatériels représentaient ainsi 86% de l’économie française et 75% de la capitalisation financière du CAC 40 en 2018.

Les enseignements de la crise de 2008 sur le capital immatériel

Bien que différentes, les conséquences de la crise de 2008 nous fournissent des enseignements précieux pour anticiper les effets de la crise du Covid-19 sur le capital immatériel.

Durant la crise de 2008, la valeur du capital immatériel a été dévalorisée. Alors qu’il représentait 85 % de la valeur du CAC 40 en 2007, il ne représentait plus que 77 % en 2008. Cette baisse est due à une surévaluation du capital immatériel plutôt qu’à une perte de sa valeur. En effet, la valeur des brevets, la compétence de l’actif humain n’ont pas baissé subitement avec la crise. On peut alors supposer que la crise a permis de révéler la vraie valeur du capital immatériel, ce qui se confirme par la stabilité du poids de l’immatériel dans la valeur du CAC 40 depuis 2009.

Par ailleurs, les investissements dans l’immatériel se sont poursuivis durant la crise de 2008. Si le niveau d’investissements européens dans les actifs matériels décroche nettement en 2008, les investissements dans les actifs immatériels fléchissent à peine. 

Courbe évolution de la valeur du capital immatériel - Goodwill Management

En période de crise, les entreprises ont donc continué à investir dans leur capital immatériel, ce qui montre leur rôle dans la traversée de la crise ainsi que leur capacité de rebond.

Face à cette prise de conscience de l’importance des actifs immatériels et de leur mauvaise mesure, plusieurs initiatives ont permis de mieux les évaluer. De nouveaux outils ont été créés et diffusés pour prendre en compte la qualité des actifs immatériels. On peut citer :

  • L’émergence du reporting intégré ;
  • Le développement de Thésaurus Capital Immatériel en 2011 à la demande de Christine Lagarde ;
  • Et l’importance accrue des indices ISR et ESG pour les investisseurs.

La crise de 2008 a donc conduit à une prise de conscience de l’importance du capital immatériel et la nécessité de l’évaluer.

L’immatériel et la crise du Covid-19

La crise qui s’annonce aura des impacts économiques majeurs, bien supérieurs à celle de 2008. Alors que la crise de 2008 avait mené à une contraction du PIB annuel de 2,9% en 2009, l’INSEE projette en avril 2020 une baisse du PIB de 6%.

Quel sera alors l’impact de cette crise sur le capital immatériel ? Une bonne gestion du capital immatériel reste-elle un instrument de résilience pendant la crise ?

La crise est un révélateur de la qualité des actifs immatériels. Zoom sur les comportements de quatre actifs immatériels depuis le début de la crise :

Zoom sur l’actif humain

La crise a transformé l’organisation du travail, en imposant du jour au lendemain  le travail à distance : mi-avril, 5,1 millions de Français étaient en télétravail, dont 3,3 millions de nouveaux télétravailleurs. Les entreprises qui avaient déjà mis en place le télétravail, ou qui ont su accompagner leurs salariés ont alors eu un avantage indéniable. La qualité du capital humain (bon dialogue social, satisfaction et engagement des salariés, leadership…) se trouve alors exacerbée. À la fin du confinement, les entreprises devront pérenniser la gestion du capital humain à distance, et également développer le télétravail comme un atout de la marque employeur.

Zoom sur l’actif marque

Dès le début de la crise, plusieurs entreprises ont été pointées du doigt pour des décisions qui mettaient le profit au détriment du bien commun. Ces actions ont eu des retentissements médiatiques importants, qu’il s’agisse de mauvaises pratiques avec des fournisseurs vulnérables, d’une mauvaise communication avec les collaborateurs, ou d’entreprises qui profitent des mesures d’aides publiques mises en place alors qu’elles sont en bonne santé financière. À l’inverse, les entreprises qui adoptent une communication adaptée et des actions solidaires pour répondre à la pandémie connaissent des retombées positives sur leur actif marque : réputation, notoriété, image.

Zoom sur l’actif client

La crise amène également une dégradation du capital client, qui subit également la crise. En effet, la qualité de cet actif se traduit par la dynamique de marché, la capacité de paiement des clients, leur satisfaction ou encore leur fidélité.

Zoom sur l’actif partenaires

La crise du Covid-19 a révélé le manque de diversification au sein des portefeuilles de fournisseurs, aussi bien sur leur nombre que sur la régionalisation de certaines activités. Au sortir de la crise, les organisations ne pourront plus se limiter au seul critère du prix pour sélectionner les fournisseurs. Un audit plus complet sera nécessaire, prenant en compte les risques et la solidité des relations.

La mesure du capital immatériel permet ainsi de piloter ses ressources rares en période économique difficile, de mieux traverser la crise, et enfin de se préparer à l’après.

Pour aller plus loin

Le télétravail en confinement

Le télétravail en confinement

TUTORIEL | le télétravail en confinement

Bonnes pratiques et ressources utiles

La crise sanitaire provoquée par le Covid-19 a imposé le télétravail à un grand nombre de Français du jour au lendemain.

Goodwill-management a réalisé ce guide du travail à distance pour vous partager ses bonnes pratiques sur le sujet, puisque les Goodwilliens pratiquent le télétravail deux jours par semaine depuis 17 ans. 

Cette mise en place « subie » du télétravail peut pourtant devenir une opportunité ! L’objectif de ce guide est de partager des bonnes pratiques à mettre en place pour concilier télétravail, confinement, vie privée et productivité.

En effet, bien managé, le travail à domicile peut apporter de nombreux avantages à vos collaborateurs, notamment une meilleure productivité et un meilleur équilibre vie privée, vie professionnelle. Une bonne pratique qui perdurera dans vos organisations une fois le confinement terminé. 

Comment survivre au télétravail en confinement ?

Pour réaliser ce guide, Goodwill-management a dans un premier temps réalisé un état des lieux du télétravail en France, avant de partager ses bonnes pratiques et enfin de vous partager un tutoriel à l’utilisation de l’outil Teams.

Parmi les bonnes pratiques, apprenez à :

  • Aménager un vrai espace de travail
  • Séparer votre vie professionnelle de votre vie privée
  • Gérer la cohabitation familiale
  • Garder une cohésion d’équipe même de loin
  • Planifier des journées productives 

Un extrait : comment équilibrer sa vie professionnelle et sa vie privée ?

Labels RSE : un décryptage des entreprises labellisées en France

Labels RSE : un décryptage des entreprises labellisées en France

Dans le cadre de l’initiative 10% pour tout changer, Goodwill-management a réalisé une étude sur les entreprises labellisées RSE.

L’objectif de cette étude est de dresser le profil de l’entreprise labellisée RSE en France. Une fois ces entreprises identifiées, il s’agit de comprendre comment les labels RSE peuvent contribuer à engager toujours plus d’entreprises en faveur d’une transition écologique et solidaire.

Comprendre les enjeux d’un label RSE pour les entreprises

La RSE consiste pour les entreprises à prendre en compte le développement durable au sein de leur stratégie afin de répondre aux défis environnementaux, sociaux et sociétaux.

Face à l’urgence climatique et aux nouvelles attentes des consommateurs, la responsabilité sociétale semble être au cœur des préoccupations des entreprises. C’est pourquoi certaines entreprises choisissent de faire labelliser leurs démarches RSE afin de mieux les valoriser auprès de leurs parties prenantes.

Les 4 avantages de se faire labelliser RSE :

  1. Bénéficier d’un accompagnement dans sa démarche RSE ;
  2. Disposer d’un outil de communication afin de valoriser sa démarche RSE auprès de ses parties prenantes ;
  3. Crédibiliser la démarche RSE de l’organisation ;
  4. Appartenir à une communauté partageant des valeurs communes.

B Corp, Engagé RSE et le label LUCIE 26000

Face à la multitude de labels qui traite de la responsabilité sociétale, on distingue 3 catégories de labels :

  • Les généralistes qui s’adressent à toutes les organisations et traitent l’ensemble des sujets de la RSE ;
  • Les sectoriels qui se concentrent sur un secteur d’activité en particulier ;
  • Les thématiques qui réalisent un focus sur l’un des sujets de la RSE.

Ce décryptage porte sur les 3 principaux labels RSE, dits « généralistes » : B Corp, Engagé RSE et le label LUCIE 26000.

Le portrait-robot du labellisé RSE

Pour définir le portrait-robot du labellisé RSE, Goodwill-management a passé au crible les organisations labellisées B Corp, Engagé RSE et LUCIE 26000 à juin 2019 .

Localisée en Ile-de-France, l’entreprise-type est une PME de moins de 50 salariés avec un chiffre d’affaires de 2,4 millions d’euros. Cette PME exerce majoritairement dans le secteur du conseil et de l’ingénierie. Son dirigeant est un homme de 53 ans.

B Corp, Engagé RSE et le label LUCIE 26000 sont complémentaires 

En réalisant le même exercice à l’échelle des 3 labels RSE identifiés précédemment, il apparaît clairement que B Corp, Engagé RSE et LUCIE 26000 sont complémentaires. Ces labels ciblent des organisations différentes.

Alors que B Corp s’adresse majoritairement à de jeunes entreprises de service, franciliennes et bénéficiant d’une forte croissance, le label Engagé RSE séduit les plus grandes entreprises, déjà bien établie, notamment celles de l’industrie. Entre les deux, le label LUCIE 26000 est plus régional et attire des PME en phase de développement. Il réunit également le plus de femmes dirigeantes.

Les labels RSE au service de la performance ?

Dans la dernière partie de l’étude, Goodwill-management s’est intéressé à la relation entre labellisation RSE et la performance économique de l’entreprise. Globalement, les entreprises labellisées RSE ont des taux de croissance supérieurs aux entreprises françaises, avec un taux de croissance de 7,6 % par an contre 1,6% seulement pour les entreprises françaises de moins de 250 salariés.

Demain quel avenir pour les labels RSE ? 

Si la RSE semble être au centre des préoccupations des entreprises et vecteur de performance économique, cette étude révèle que seules 2 % des entreprises françaises sont labellisées ou publient des informations RSE. Face à ce constat, il existe une multitude de labels et de certificats RSE, qui rend complexe la lisibilité de cet engagement à la fois du côté des entreprises et des consommateurs.

Présenté dans le cadre de l’initiative 10% pour tout changer, ce décryptage pose les fondations de la réflexion du gouvernement sur la création d’un cadre commun aux différents labels RSE.

Définir des critères communs aux différents labels RSE, reconnus par l’État, permettrait de rendre plus lisible l’engagement RSE des entreprises. Cette nouvelle piste de réflexion peut en effet inciter plus d’entreprises à s’engager en faveur d’une transition écologique et solidaire.

Pour aller plus loin

 

Goodwill-management vous invite au salon PRODURABLE

Goodwill-management vous invite au salon PRODURABLE

L’équipe de Goodwill-management vous donne rendez-vous au salon Produrable, les 7 & 8 septembre 2020 (nouvelles dates) au Palais des Congrès de Paris – Porte Maillot.

Organisé en partenariat avec le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire, Produrable est le salon des acteurs et des solutions pour le Développement Durable et la RSE.

Le salon PRODURABLE

Produrable c’est 48h d’échanges entre professionnels et experts de la RSE et du développement durable. Créé en 2008, PRODURABLE s’est imposé comme le rendez-vous BtoB incontournable de l’agenda RSE en France. En 2019, le salon a accueilli plus de 8600 visiteurs, 250 exposants et 130 conférences.

En 2020, le salon s’organise en 3 espaces : People, Planet et Purpose avec pour thème : sobriété, solidarité et prospérité … pour un New Deal européen !

Goodwill-management au coeur du Village LUCIE

En tant que labellisé LUCIE 26000 et pour la sixième année, Goodwill-management sera présent au cœur du Village LUCIE sur le stand PU65.

Le Village LUCIE se situe dans l’espace Purpose du salon. Cet espace de 40m² regroupe le Label LUCIE, 4 organisations labellisées et aussi des partenaires du label. Toutes les organisations labellisées LUCIE 26000 sont reconnues pour leurs engagements en RSE. 

Rendez-vous les 7 et 8 septembre prochains

En raison du Covid-19, le salon PRODURABLE initialement prévu en avril, a été décalé en septembre. 

Goodwill-management vous attend donc sur le Village LUCIE – stand PU65 pour échanger avec vous sur :

Obtenir une invitation

Inscrivez-vous au salon Produrable et profitez du code d’invitation de Goodwill-management.

Au programme

Pendant 2 jours, notre équipe répond à toutes vos questions sur le stand PU65 de l’espace PURPOSE, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec nous directement dans votre Espace Visiteur ! 

Goowill-management animera également une table ronde et deux ateliers lors du salon.

Lundi 7 septembre 

  • 12h30 | Low-tech et innovation frugale : leviers de résilience des entreprises | Salle 352A
  • 15h30 | Alan Fustec animera un grand débat sur les Low-tech : entrer dans l’ère de la sobriété | Amphi Havane

Mardi 8 septembre 

  • 12h30 | Comment intégrer la mesure du capital humain et naturel au service de la soutenabilité des entreprises ? | Salle 352A

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