Sept des neuf limites planétaires sont franchies. Le CESE l’a rappelé en avril avec un diagnostic sans ambiguïté : changement climatique, érosion de la biodiversité, acidification des océans, perturbation des cycles de l’eau… Le dépassement est massif, et il est chiffré : 200 milliards d’euros de capital naturel détruit chaque année par les entreprises françaises.

Face à ce constat, Arnaud Bergero, Directeur général de Goodwill-management et enseignant à Sciences Po Paris, publie une tribune dans L’Essentiel de l’Éco. Son argument est direct : la RSE progresse, mais elle ne suffit pas. Même les organisations les plus avancées continuent d’accumuler des passifs invisibles que leurs bilans ignorent totalement.

La solution qu’il défend, c’est la triple comptabilité : intégrer la dette environnementale réelle au coeur même des comptes, en langage financier, avec un bilan et un compte de résultat. Quand une entreprise affiche un million d’euros d’EBITDA tout en générant deux millions de dette environnementale, elle n’est pas créatrice de valeur. Elle la détruit.

Ce n’est pas une posture idéaliste. C’est une nécessité de pilotage pour toute organisation qui veut rester viable dans un monde aux ressources contraintes.

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Auteur

photo Arnaud Bergero - Goodwill-management

Arnaud Bergero

Directeur général - Goodwill-management - Référent mondial RSE - Baker Tilly International - Associé - Baker Tilly - Professeur à Sciences Po Paris