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[#Etude] Mesurer la performance de la formation ?

 

actu formation etudeMM

S’il est un sujet consensuel, c’est bien celui de la formation. Non pas que nos politiques ne s’écharpent avec les partenaires sociaux et les entreprises sur ses modalités et ses finalités, mais il est largement admis que la formation est bonne pour l’entreprise et le salarié ! Même si personne ne sait précisément en mesurer l’impact, la formation est considérée unanimement et de manière incontestable comme bénéfique. 

Une vision souvent réductrice de la formation ?

La formation et ses impacts souffrent d’une lecture limitée qui ne rend pas justice à son potentiel de création de valeur.

  • Elle est d’abord perçue par ses coûts et apparait comme une source de dépense plus ou moins importante, alors qu’elle devrait être considérée comme un investissement
  • Elle est parfois comprise comme un résultat et non comme un moyen. Trop souvent, les formations peuvent être réalisées en déconnexion des besoins opérationnels.
  • Son impact est mal mesuré et mal compris. Les normes comptables et les interprétations académiques existantes apparaissent limitées au regard de la complexité du sujet. 

La formation créatrice de valeur

La littérature académique existante conclut aux bienfaits de la formation. En effet, la plupart des études sur le sujet démontre une corrélation positive entre formation et productivité de l’entreprise dans le temps, même si l’impact mesuré varie grandement d’une étude à l’autre. En d’autres mots, former permet de créer de la valeur pour l’entreprise bien que celle-ci soit difficile à quantifier.

Un impact difficilement quantifiable

Cette difficulté de quantification de l’impact de la formation provient de plusieurs facteurs.

D’une part, l’absence d’harmonisation des différents indicateurs utilisés dans les études pour évaluer l’impact de la formation rend toute consolidation des études difficile. La taille, le secteur, le pays, le niveau de dépenses en formation… sont tous de nature à influencer l’impact de la formation délivrée, notamment la montée en compétence des salariés.

D’autre part, la formation est le plus souvent appréciée à travers les dépenses de formation ou en heures de formation, ce qui constitue une lecture comptable trop limitée du sujet. Ainsi, dans le cadre des études menées par Goodwill-management, nous préférons parler de "performance de la formation". Il s’agit de regarder la pertinence de la formation en rapport aux besoins (du salarié et de l’entreprise), de sa qualité pédagogique et des opportunités de mise en pratique des connaissances acquises. Ainsi, un salarié formé améliore sa productivité si sa formation était pertinente, si elle a été bien assimilée et enfin s’il a l’opportunité de la mettre en pratique dans le cadre de son travail.

Plus précisément, la pertinence s’intéresse à l’adéquation entre le stagiaire, le sujet de la formation et les besoins du poste. L’efficacité pédagogique a attrait aux qualités des formateurs et des méthodes pédagogiques retenues. Enfin, le niveau de mise en pratique est lié aux opportunités professionnelles et à l’ouverture de la hiérarchie aux nouvelles techniques apprises.

Passer à une lecture par la création de valeur

Au-delà de sa "performance", l’impact de la formation peut se décrire de manière plus fine, et surement plus instructive. La lecture conventionnelle se concentre essentiellement sur la notion de "productivité", à savoir la quantité de travail effectuée par unité d’argent ou de temps. Il s‘agit là encore d’une vision (trop) limitée, qui ne permet d’appréhender que partiellement les effets de la formation sur la performance de l’entreprise. Non seulement l’approche "productivité" manque de chiffres définitifs mais en plus elle n’offre qu’une explication superficielle aux mécanismes mis en œuvre. Cette lecture peine à rendre de compte des effets de la formation dans des équipes telles que les Ressources Humaines, le SI ou encore le Marketing, dans lesquelles la création de valeur se retranscrit moins directement dans le bilan comptable.

Dans le cadre des études sur la formation, Goodwill-management a privilégié une approche par les actifs immatériels. Les actifs immatériels regroupent tous les actifs créateurs de valeur de l’entreprise qui ne sont pas présents (ou qu’imparfaitement dans le cas des marques ou des brevets) dans le bilan des entreprises. On peut penser à l’actif humain mais aussi à l’actif marque, partenaires (relations avec les partenaires) ou client. La liste de ces actifs est disponible dans Thesaurus-Bercy, le Référentiel français de mesure de la valeur extra-financière et financière du capital immatériel des entreprises.

visuel formation

La formation a un lien immédiat avec "l’actif humain" de l’entreprise par la montée en compétences individuelles et collectives, l’amélioration de la motivation et une meilleure sérénité au travail des individus formés. En améliorant l’actif humain de l’entreprise, la formation permet une amélioration de la qualité des autres actifs immatériels. En effet, le « capital humain » doit être compris de manière transversale et inclure tous les individus qui participent au fonctionnement de l’entreprise. A titre d’exemple, la formation des équipes informatiques va améliorer le capital humain de l’entreprise mais aussi, à terme, est susceptible d’améliorer l’actif "SI" de l’entreprise en renforçant les compétences des personnes qui s’en occupent.

Ce que permet notre étude d’impact sur la formation

Selon nous, la meilleure approche pour mesurer l’impact de la formation passe par une étude de ses effets sur les actifs immatériels de l’entreprise. Ces actifs, qui participent à la création de valeur dans l’entreprise, sont en lien direct avec les compétences des équipes qui les développe au quotidien. A titre d’exemple, la qualité du système d’information d’une entreprise est intimement lié aux compétences techniques des équipes qui s’en occupe. Par ailleurs, la mesure de l’impact de la formation par les actifs immatériels permet une meilleure allocation entre effort de formation et qualité des actifs immatériels de l’entreprise.

A travers nos études, Goodwill-management propose une lecture centrée sur la performance de la formation, la création de valeur et les actifs immatériels de l’entreprise. Cette approche constitue un pas significatif vers une meilleure compréhension des effets de la formation sur la performance économique de l’entreprise, mais surtout permet une adéquation plus juste entre effort de formation et besoins de l’entreprise.

La lecture Goodwill-management offre les outils pour :

 

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Mesurer l'impact de la formation sur les actifs immatériels de l'entreprise

 

icon piloter

 

Piloter plus précisément l'effort de formation en cohérence avec ces mêmes actifs

 

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Améliorer la performance des formations délivrées

 

 Et faire de la formation un outil de performance au service de l'entreprise.

Contrefaçon : une étude pour mieux appréhender les impacts sur l'économie française

contrefacon blog

Afin de mieux lutter contre la contrefaçon, la Direction Générale des Entreprises (DGE), l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) et l’Union des Fabricants (UNIFAB) et Goodwill-management réalisent en ce moment une étude d'évaluation des conséquences économiques de la contrefaçon en France.

La contrefaçon en chiffres :

Selon le dernier rapport de l'OCDE et de l’EUIPO(1), sans doute l'un des plus complets sur le sujet, la contrefaçon représentait 2,5 % du commerce mondial en 2013, soit environ 461 milliards de dollars. 

La contrefaçon est un phénomène mondial qui s'amplifie et n'épargne pas la France. Les douanes ont saisi plus de 7 700 000 objets contrefaits l'an dernier en France, un nombre impressionnant qui croit d'années en années puisqu'en 2002, seulement 800 000 objets contrefaits avait été saisis. Selon l'UNIFAB, ces imitations coûtent chaque année près de 40 000 emplois(2) à la France. La contrefaçon constitue la deuxième source de revenus criminels. 

(1) OECD, EUROPEAN UNION INTELLECTUAL PROPERTY OFFICE, Trade in Counterfeit ans Pirated Goods: mapping the economic impact, 2016.
(2) UNIFAB, Contrefaçon & terrorisme, 2016

Un phénomène mondial qui concerne tous les secteurs

Le luxe n'est plus la seule victime de la contrefaçon. Le commerce mondial est inondé de biens contrefaits. Sacs, médicaments, cigarettes, bijoux, lunettes, jouets, produits multimédias et même de l'agroalimentaire ou Tickets-Restaurant, aucun secteur n'est épargné. Ainsi, aucune entreprise n'est à l'abri : 53 % des entreprises se sentent directement concernées par la lutte contre la contrefaçon selon un sondage mené par la CGPME auprès de ses adhérents en 2011.

Une étude pour mieux comprendre et lutter contre la contrefaçon

La lutte contre la contrefaçon constitue un défi majeur pour les États et une priorité de la douane. La contrefaçon représente en effet une triple menace pour :

  • l'économie nationale
  • la sécurité des consommateurs
  • l'économie nationale

La contrefaçon a connu une forte expansion à cause de l'accroissement des échanges dû à la mondialisation et plus récemment du développement d'Internet et du E-commerce. La fraude a beaucoup évolué : tous les produits sont désormais concernés et la menace est mondiale. Parmi les pays où opèrent les principaux contrefacteurs, on retrouve la Chine avec 63,2 % des produits contrefaits saisis dans le monde(1). Ces faux circulent de manière croissante par le fret express ou postal. Face à ces évolutions, la douane a su adapter ses méthodes et ses moyens d'action. Elle déploie ainsi son action sur Internet, grâce à des services spécialisés tels que la Cyberdouane qui travaille activement à l'infiltration et au démantèlement des réseaux clandestins intervenant sur le Darknet.

Selon le rapport de la Cour des Comptes de 2014, "La France est à la pointe de la lutte contre la contrefaçon et le cyber-contrefaçon aux niveaux européen et mondial". Pour poursuivre cette lutte contre la contrefaçon, il est nécessaire d'analyser le phénomène en continu afin de pouvoir le comprendre de mieux en mieux et le combattre plus efficacement.

La contrefaçon : un phénomène difficile à mesurer.

Il y a peu de statistiques sur la contrefaçon et pour cause, c'est une pratique illégale. Les données disponibles sont limitées et proviennent soit :

  • des entreprises et des milieux économiques qui souhaitent attirer l'attention des politiques et des institutionnels afin d'intensifier la lutte contre la contrefaçon ;
  • ou des autorités de contrôle, qui fournissent les chiffres des saisies effectuées par les douanes, des chiffres clés qui restent néanmoins des données aléatoires.

L'objectif de cette étude est de réaliser une modélisation du phénomène de la contrefaçon, incluant l'ensemble des impacts sur l'économie française et l'emploi. Notre équipe a dressé dans un premier temps un état-des-lieux des pratiques de contrefaçon en France avant d'étudier l’impact des pratiques de contrefaçon et leurs conséquences économiques, nationales et sectorielles. Nous analysons actuellement les moyens mis en œuvre par les entreprises pour lutter contre la contrefaçon. La dernière étape de cette étude sera la proposition de recommandations aux administrations compétentes et aux titulaires de droits pour lutter plus efficacement contre la contrefaçon.

Deux grandes enquêtes nationales

Afin de comprendre parfaitement le phénomène de la contrefaçon et de le modéliser de manière fiable, 2 études nationales ont été lancées, la première à destination des consommateurs et la seconde à destination des entreprises.

Concernant l'enquête consommateur, tout le monde est appelé à s'exprimer de manière anonyme, afin de mieux cerner les pratiques et la perception de la contrefaçon à travers une dizaine de questions. Par exemple : Au cours des 12 derniers mois, avez-vous acheté des contrefaçons ? Pensez-vous que les consommateurs ont un rôle à jouer dans la lutte contre ce phénomène ? Pour être efficace, sur quoi devrait porter une campagne de communication ?

Participez à l'enquête consommateurs

Du côté des professionnels, l'objectif est fixé à un panel volontaire d'au moins 40 entreprises, là encore anonymes. Cette fois-ci il s'agit de définir quels sont les produits les plus touchés par la contrefaçon, quelles pertes de parts de marché cela entraine ? Comment l'entreprise lutte-t-elle contre ce fléau (veille juridique, demande d'intervention des douanes) ? À la suite d'un questionnaire d'une trentaine de questions, la DGE propose même aux entreprises un entretien privé plus poussé pour aller encore un peu plus loin.

Participez à l'enquête entreprise

Il reste encore quelques jours aux consommateurs et aux entreprises pour répondre aux questions. S’en suivra ensuite une analyse de toutes ces réponses dans la plus grande confidentialité. L'étude devrait être rendue publique dans quelques mois.